
Danny Brown - Album Atrocity Exhibition
Son flow, son débit et sa voix sont incomparables. Danny Brown a tout pour devenir le plus grand rappeur en activité. – PITCHFORK. Atrocity Exhibition est l'un des albums de rap les plus novateurs et audacieux de ces dernières années, un tourbillon sonore inspiré par Talking Heads et Joy Division, mais qui ne ressemble à rien d'autre, ni du passé ni du présent. Avec la participation de producteurs comme Evian Christ, Petite Noir (qui prête également sa voix au titre désabusé « Rolling Stone »), Black Milk, The Alchemist et son collaborateur régulier Paul White, l'album regorge de guitares incisives, de sifflements stridents, de samples vocaux grinçants et de drones menaçants. C'est l'approche la plus fascinante du rap hallucinatoire depuis les sommets de Cold Vein ou Madvillainy. Reconnu pour ses nombreuses collaborations, allant de Purity Ring, The Avalanches et Rustie à Schoolboy Q, E-40 et Ghostface Killah, Atrocity Exhibition s'inscrit dans la continuité de ce mélange soigneusement élaboré. Kelela prête sa voix envoûtante à l'intrigant et sombre « From the Ground », B-Real de Cypress Hill signe le refrain langoureux de « Get Hi », et Earl Sweatshirt, Kendrick Lamar et Ab-Soul se réunissent pour l'atmosphère à la fois scintillante et inquiétante de « Really Doe », titre phare de l'album. « À la sortie de XXX, nous étions tous au même niveau, et ces trois-là étaient les meilleurs rappeurs du moment », explique Brown à propos de la présence de ce trio de stars sur le morceau. « J'avais l'impression qu'on était en compétition, ils m'ont poussé à me surpasser. Je voulais réunir les rappeurs les plus en vue du moment. » Cet album est une réflexion très personnelle de Brown sur la vie et les changements survenus – ou non – suite aux hauts et aux bas de sa carrière. Atrocity Exhibition constitue un troisième volet captivant du biopic de Danny Brown, un album à ne manquer sous aucun prétexte.